
Face à des comportements répétitifs de harcèlement, il est fréquent que le parent ciblé cherche à poser des limites : demander le respect des horaires, limiter les messages incessants, communiquer uniquement sur les sujets concernant l’enfant ou faire respecter les décisions judiciaires.
Dans certaines situations, cette mise en place de limites peut entraîner une réaction de victimisation.
Le parent qui exerçait auparavant une pression peut alors affirmer être la véritable victime. Il peut dire qu’on cherche à l’empêcher de voir son enfant, qu’on refuse de communiquer avec lui ou qu’on lui fait subir une injustice.
Ce renversement des rôles peut être déstabilisant, car il détourne l’attention des comportements initiaux. Au lieu de discuter du harcèlement ou des limites posées, toute l’attention se concentre sur la souffrance affichée par celui qui se présente désormais comme victime.
Pour le parent qui tente simplement de protéger son équilibre et celui de son enfant, cette inversion peut être particulièrement éprouvante. Il peut être amené à se justifier en permanence, à culpabiliser ou à hésiter à maintenir des limites pourtant nécessaires.
Poser des limites n’est pas une forme de violence. C’est une manière de protéger un cadre stable et serein pour l’enfant.
Dans les séparations très conflictuelles, les professionnels rappellent régulièrement qu’il est préférable de centrer les échanges sur les besoins de l’enfant, de privilégier des communications factuelles et de conserver des traces écrites lorsque cela est nécessaire. Les situations étant très diverses, chaque cas mérite une évaluation individualisée afin d’éviter les conclusions hâtives.
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